Grève du 18 septembre 2025 : les fermetures d’écoles et les vérifications à faire

La grève du 18 septembre 2025 a produit des situations très différentes selon les communes : école ouverte mais classe sans enseignant, fermeture partielle, absence de cantine ou périscolaire réduit. À Paris, 90 écoles sur 626 ont fermé et le taux de grévistes a atteint 45 %. Pour les familles, la priorité était donc de vérifier, établissement par établissement, les conditions réelles d’accueil de leur enfant.
Une mobilisation liée aux moyens de l’école et aux conditions d’accueil
La journée s’inscrivait dans une mobilisation intersyndicale plus large. Les revendications portaient sur le financement du service public, les conditions de travail et la capacité de l’école à accueillir tous les élèves dans de bonnes conditions. Parmi les organisations engagées figuraient la FSU, le SNUipp, l’UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT, la CGT et SUD Éducation. Elles décrivaient une rentrée sous tension.
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Plusieurs indicateurs permettent de comprendre cette mobilisation. Dans le premier degré, un enseignant sur trois était annoncé gréviste. Une enquête indiquait aussi que 80 % des écoles comptaient au moins une classe de plus de 22 élèves, tandis que 57 % avaient au moins un élève sans AESH, c’est-à-dire sans accompagnant d’élève en situation de handicap. Près de 3 000 classes étaient également signalées sans enseignant titulaire.
Ces données renvoient à des difficultés très concrètes : remplacements non assurés, accompagnement des élèves en situation de handicap, effectifs chargés et continuité des apprentissages. Selon les éléments présentés dans le cadre de la mobilisation, 99 % des équipes estimaient aussi que le budget était insuffisant. Les revendications concernaient donc à la fois les moyens attribués à l’école et les conditions de travail des personnels.
Écoles ouvertes, fermées ou perturbées : ce qui pouvait changer dans la journée
Une école ne fermait pas automatiquement parce qu’un ou plusieurs enseignants étaient en grève. L’organisation dépendait du nombre de personnels absents, de la présence d’enseignants non grévistes, de la décision de la direction et des moyens proposés par la commune. Dans certaines villes, les informations étaient publiées sous forme de listes d’écoles fermées. Ailleurs, elles étaient transmises directement aux familles par l’établissement ou les services municipaux.
Le service minimum d’accueil ne couvre pas tous les cas
Dans les écoles maternelles et élémentaires, un service minimum d’accueil peut être mis en place par la commune lorsque la grève atteint le seuil prévu chez les enseignants. Ce dispositif ne remplace pas une journée de classe. Il permet de garder les enfants lorsque l’école ne peut pas les accueillir normalement. Les horaires, le lieu d’accueil, les conditions d’inscription et l’encadrement varient selon les communes.
Une mairie peut orienter les enfants vers une autre école, une salle municipale ou un accueil collectif exceptionnel. Les familles doivent donc vérifier l’adresse et les horaires communiqués, plutôt que de se présenter dans leur établissement habituel. La présence d’un accueil municipal ne signifie pas que les élèves suivront les cours prévus dans leur classe.
Le dispositif ne concerne pas automatiquement les collèges et les lycées, ni les absences d’agents municipaux. Il faut aussi distinguer la grève des enseignants de celle des personnels chargés de la restauration, de l’animation, de l’entretien ou de l’accompagnement. Une école pouvait ainsi accueillir les élèves le matin tout en supprimant la cantine ou l’étude du soir.
Cantine, garderie et périscolaire : des perturbations souvent décisives
Pour un enfant demi-pensionnaire, la restauration scolaire pouvait être le point le plus sensible. Selon les communes, la cantine était maintenue, fonctionnait avec un menu adapté, proposait des repas froids ou était totalement suspendue. La garderie du matin, les activités périscolaires et l’accueil du soir pouvaient connaître les mêmes restrictions.
Une confirmation reçue pour la classe ne valait donc pas nécessairement pour l’ensemble de la journée. Les parents devaient vérifier séparément l’accueil du matin, le temps de classe, le repas, la sortie et la garde du soir. Cette distinction était particulièrement utile lorsque plusieurs services relevaient d’interlocuteurs différents.
| Service | Situation possible | Vérification utile |
|---|---|---|
| Classe | Maintien, regroupement ou fermeture | Message de l’école ou de l’enseignant |
| Accueil municipal | Service minimum d’accueil ou absence de solution | Mairie et service éducation |
| Restauration | Menu modifié, repas froid ou fermeture | Portail famille ou service de restauration scolaire |
| Périscolaire | Horaires réduits ou annulation | Service enfance-jeunesse de la commune |
Les bons réflexes pour les parents avant de déposer leur enfant
La priorité consiste à obtenir une information locale, plutôt qu’à déduire la situation d’une école à partir d’un taux national de mobilisation. Les canaux les plus fiables sont les communications de l’établissement, le site de la mairie, le portail famille et les alertes envoyées par les services municipaux. En l’absence de message clair, un appel au secrétariat, à la direction ou au service éducation peut éviter un déplacement inutile.
- Vérifiez séparément l’ouverture de la classe, la cantine et le périscolaire.
- Demandez les horaires exacts lorsqu’un accueil alternatif est prévu : ils peuvent différer de ceux de l’école.
- Prévoyez un repas et un goûter si la restauration est incertaine ou si un repas froid est demandé.
- Contrôlez le lieu d’accueil : il peut être déplacé vers une école voisine ou un équipement municipal.
- Anticipez une solution de garde si aucun service minimum n’est organisé ou si les places sont limitées.
Il est utile de suivre le déroulement complet de la journée : arrivée, temps de classe, pause méridienne, reprise, sortie et garde du soir. Une confirmation d’ouverture à 8 h 30 ne renseigne pas sur la prise en charge à midi ou à 17 h 30. Cette vérification étape par étape permet de repérer le point qui peut désorganiser la journée, notamment lorsque les horaires de travail ne permettent pas une récupération imprévue.
Lorsque l’enfant bénéficie d’un accompagnement particulier, la question doit être posée précisément. Une école peut être ouverte alors que l’organisation habituelle de l’accompagnement, de la restauration ou du transport est modifiée. Les parents ont intérêt à demander ce qui est effectivement prévu pour leur enfant, et pas seulement si le bâtiment accueille encore des élèves.
Mesurer l’ampleur de la grève sans généraliser une situation locale
Les chiffres disponibles montrent une mobilisation significative, sans signifier que toutes les écoles étaient fermées. À Paris, 45 % des personnels étaient grévistes et 90 écoles sur 626 ont fermé. À l’échelle interprofessionnelle, la mobilisation pouvait réunir jusqu’à 800 000 personnels tous secteurs confondus. Ces données donnent une idée de l’ampleur du mouvement, mais elles ne permettent pas de déduire le fonctionnement d’une école précise.
Dans le premier degré, l’annonce d’un enseignant gréviste sur trois ne signifiait donc pas qu’un tiers des écoles devait fermer. Le nombre de classes concernées, la présence de personnels non grévistes et les décisions prises par les communes modifiaient la situation d’un établissement à l’autre. Les chiffres nationaux et parisiens servaient à mesurer la mobilisation, pas à remplacer une information locale.
Les différences territoriales s’expliquaient aussi par la disponibilité des agents municipaux et par les choix d’organisation de chaque collectivité. Une commune pouvait maintenir l’accueil dans la plupart de ses écoles, tandis qu’une autre concentrait les difficultés sur quelques établissements. Une liste nationale d’écoles fermées aurait donc été peu fiable : les informations opérationnelles relevaient d’abord des municipalités et des directions locales.
Où obtenir une réponse fiable pour son établissement
Pour savoir si votre enfant pouvait être accueilli le 18 septembre, privilégiez les sources qui organisaient concrètement la journée : la direction de l’école, l’espace numérique de travail lorsqu’il était utilisé, le portail famille et la mairie. Les pages « éducation », « enfance » ou « actualités » des communes publiaient souvent les listes d’écoles concernées, les modalités du service minimum d’accueil et les changements de restauration.
En cas de contradiction entre un message de l’école et une information municipale, demandez une confirmation écrite sur le point précis qui vous concerne : présence en classe, accueil sans enseignement, repas, sortie ou périscolaire. Cette précision était particulièrement importante pour les élèves accompagnés par une AESH, les enfants ayant un projet d’accueil individualisé ou ceux qui dépendaient d’un transport scolaire.
Une réponse ciblée permettait d’organiser la journée sans supposer que « l’école est ouverte » signifiait que tous les services le seraient. Pour chaque établissement, la bonne question portait donc sur le service réellement assuré, son horaire et son lieu. C’est cette vérification locale qui permettait aux familles de préparer une solution adaptée.